Atelier parachutisme
Deux minutes trente de plaisir intense…
Voler, un des plus vieux rêves de l’Homme… Déjà Icare dans l’Antiquité tenta de se soustraire aux lois de la pesanteur
régissant notre belle vieille planète bleue qu’est la Terre. C’est pourquoi à la suite d’une idée émise, à la mi-avril
par notre Échevin de tutelle, Charles GARDIER, nous nous sommes attelés à la réalisation de ce projet. Celui-ci fît son
chemin jusqu’à aujourd’hui et même durant les Francos, notre dévoué Charles, pour nous rappeler de ne pas laisser ce
dossier, trop longtemps, en suspens, demanda à Michel FUGAIN de nous fredonner un de ses airs les plus connus :
« Fais comme l’oiseau ! ».
On en rigolait bien jusqu’à ce mardi 16 août. A ce moment là, il était trop tard pour reculer. Plus la journée de formation
avançait plus notre bande de joyeux drilles (Nicolas, Fabian, Arnaud, Kévin, Loïc, Dany et moi-même) stressions.
Philippe, Vincent et Yves, nos monos, nous avaient montré toutes les situations critiques du parachutisme, pas pour nous
faire peur mais afin que nous soyons préparés à tous les problèmes liés à ce sport, de l’extrême, je vous l’accorde,
mais sport quand même.
En fin de journée, le stress nous ayant complètement envahi, nous avions tellement de situations comiques que nous aurions
pu en faire des sketchs (comme l’histoire du décrochage d’un sac à dos en forêt…)
Le jour du grand saut, les visages plus que fermés, les rires de la veille devenus figés, nous étions tous subitement
concentrés sur ce qu’il fallait faire.
Werner, le pilote émérite du Cessna, pour vous le situer de manière simple, essayez de vous rappeler le dessin animé des années
80 « Zéphirin le pigeon » où toutes les voltiges aériennes étaient bonnes pour épater la galerie et attraper le volatile…
Á 1200 mètres, le volet ouvert, assis sur le bord de l’avion, les jambes ballotant au gré du vent dans le vide, ayant entendu
le « go » du moniteur, l’hésitation est de mise mais comme m’a toujours dit une personne qui m’est chère « il vaut mieux vivre
avec des remords qu’avec des regrets ». Après donc, avoir pris une bonne respiration et s’être donné une légère impulsion, les
3 secondes que durent la chute libre voient nos rythmes respiratoire et cardiaque s’accéléré ainsi qu’une montée sévère
d’adrénaline.
Mardi, nos accus rechargés par une bonne nuit de sommeil, c’est encore sous un soleil radieux que la journée débuta, ce qui
nous mis tout de suite de bonne humeur, le petit-déj avalé, nous étions prêt à arpenter la Rambla (…), à partir à la découverte
de certains coins et recoins de Barcelone et même à nous arrêter pour aller visiter le célèbre musée maritime…
Le parachute bien ouvert, vous réalisez que vous l’avez fait et vous avez tout le temps pour admirer, une fois n’est pas coutume,
le panorama à cette altitude. La piscine communale ressemble à une petite flaque d’eau après qu’il ait plu, le rond-point de Sart
à un vulgaire pneumatique…, en résumé notre si beau paysage ardennais de là-haut, nous fait penser à une quelconque carte ING sur
laquelle les verts kakis succèdent à des verts plus clairs ou encore à des bruns, parsemée de sigles se référant à une légende.
Là, libre comme l’air, au-dessus de toute pollution sonore engendrée par le tumulte de la vie moderne, vous êtes seul avec vous-même,
le ciel et les oiseaux...
Après 5,6 minutes de vol, voici le 2e moment le plus spectaculaire après le saut, l’atterrissage. Et c’est là que fût l’os,
hélas pour moi. Arrivant un peu vite ou plutôt le sol s’étant trop vite rapproché, j’ai marqué de mon empreinte (des genoux)
l’herbe verte et tendre (encore heureux) de Malchamps (Ben quoi ?! Sur le Walk of Fame on y met bien les mains !).
En ce qui me concerne, j’ai fini la journée, aux Urgences, chez les collègues du docteur Carter, qui n’était pas là ! Par
contre je peux vous affirmer que la légende concernant les infirmières est réellement fondée, elles sont toutes plus
ravissantes les unes que les autres.
Pour terminer, qu’on ait fait le grand saut ou pas, je félicite tout ceux qui ont participé de près ou de loin à cette
folle aventure et vous donne déjà rendez-vous, prochainement pour de nouveaux moments rocambolesques.
Emmanuel BARTH
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