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Dossiers

2.3 Les effets des produits psychotropes

top2.3.1 L'alcool

1) Dénomination : alcool éthylique ou éthanol

2) Effets : ils dépendent beaucoup de la personnalité de celui qui consomme ainsi que des circonstances (anniversaires, soirées, divorces, décès, baptêmes, fêtes estudiantines,…). Consommé avec modération, l’alcool entraîne d’abord un effet stimulant, il désinhibe, procure un sentiment de confiance en soi et facilite le contact. Il est souvent associé à une idée de savoir-vivre, à la rencontre d’amis, à un bon repas, à la fête. Un verre par jour aiderait à prévenir les maladies des artères, entre autres, celles du cœur et du cerveau.
Si la consommation est plus grande, l’effet recherché est l’ivresse et une forte désinhibition (qui peut conduire à des comportements imprudents, extravagants voire agressifs et violents. Celle-ci peut aggraver certains problèmes familiaux : violence, dettes, séparations, inceste, …), on observe une diminution de réaction, de la capacité de jugement, une démarche incertaine, une baisse de la vigilance (ce qui peut augmenter le risque d’être abusé : vol, relations sexuelles non-désirées, etc.).
Si la personne consomme encore plus, l’effet recherché est l’oubli et la perte de contrôle de soi. A ce moment, l’alcool fait voir « double » et entraîne des pertes d’équilibre, difficultés d’élocution et confusion mentale. A un stade d’alcoolisation plus élevé, cela peut amener la personne à faire ce qu’on appelle un coma éthylique avec des possibilités d’arrêt respiratoire pouvant causer la mort.
C’est plus sur le long terme que les risques d’une consommation excessive sont plus visibles : effets négatifs sur le couple, la famille, le travail, le groupe d’amis, etc. Elle peut entraîner une exclusion tant familiale que professionnelle ( absentéisme et perte d’emploi). Ce sont les effets sociaux. L’alcool est normalement éliminé par le foie. En cas de dose excessive et répétée, le foie ne peut plus faire face. A long terme, l’alcool attaque le foie, le cerveau, le pancréas, les nerfs périphériques et les voies digestives hautes (bouche, glotte, larynx,…). Ces destructions se réalisent sur 10 ou 20 ans de consommation excessive. Malgré sa bonne réputation, l’alcool est plus toxique que la plupart des drogues illicites.
En cas d’usage régulier de l’alcool, le consommateur doit progressivement boire plus d’alcool pour ressentir les mêmes effets (tolérance). La dépendance psychologique se manifeste par l’incapacité de se sentir bien sans boire de l’alcool. La dépendance psychologique concerne beaucoup plus de personnes que la dépendance physique. Elle est également plus longue et plus difficile à traiter. La dépendance physique est le moment où le corps est habitué à l’alcool au point d’en avoir besoin pour fonctionner. Quand il en est privé, le corps souffre de manque et présente des signes de sevrage tels que : tremblement des mains, accélération du rythme cardiaque, nausées ou vomissements, transpiration, crises d’épilepsie, insomnies, hallucinations (visions d’animaux). Ces symptômes peuvent conduire à la mort, s’ils ne sont pas traités avec l’aide d’un professionnel.

top2.3.2 Les amphétamines

1) Dénomination : amphétamines et métamphétamines, pervitine, rilatine ; en argot ou autres jargons, on retrouve les termes : « A », « Bennies », « Dexies », « Copilots », « Speed », « Crystals », « Crancks », « Pep Amph », « Drivers », « Pep Pills », « Jolly Beans », « Wake Ups », « Bambinos »… Un bambino est une dose prête à l’injection. La seringue avec ses accessoires s’appelle « factory », « machinery » ou « outfit ». L’usager d’amphétamines se nomme le « Meth Head ».

2) Effets : ces substances sont utilisées pour augmenter l’endurance, et pour vaincre la faim, la fatigue et le sommeil. Elles sont notamment utilisées dans les milieux du sport mais aussi chez les personnes qui travaillent la nuit, par les étudiants en période d’examen, etc. D’autres effets existent, ils peuvent consister en une augmentation de l’attention, de la confiance en soi, en une impression d’euphorie. Les capacités de concentration augmentent et le sens critique diminue. On constate aussi que le débit verbal et les gestes sont plus rapides (babillage et hyperactivité). L’usager a la sensation que ses prestations sont meilleures, ce qui ne correspond pas forcément à la réalité. Les conséquences corporelles de l’usage d’amphétamines sont autres : une pression artérielle plus élevée, une augmentation du rythme cardiaque, de la transpiration ; la perte de l’appétit contraint l’organisme à puiser dans ses réserves et cause ainsi un amaigrissement. Sur le plan du comportement, l’usager peut devenir énervé, irritable, agressif et même violent.
L’emploi par voie orale est classique mais non exclusif. S’ensuit une phase d’hyperactivité motrice et intellectuelle avec profusion d’idées volontiers délirantes suivie d’une phase de dépression. Tachycardie, hypertension et mydriase, vertiges, nausées, vomissements sont les symptômes cliniques les plus fréquents. L’absorption d’amphétamines en intraveineuse provoque un « flash » très violent. Il réalise une sensation brutale et intense de chaleur irradiant vers l’abdomen et les membres inférieurs. Puis apparaît un syndrome caractéristique avec : des idées délirantes de persécution, une agressivité, une anxiété, une agitation psychomotrice.
Des complications sont spécifiques : des cicatrices chéloïdes aux points d’injection, une hypertension artérielle, à la fin de l’effet, c’est la « descente » : angoisse et épuisement comportant le risque de suicide (« le speed tue ») et conditionnant la reprise des toxiques. Des complications psychiatriques : bouffées délirantes, syndromes paranoïaques (effet parano) des bandes de « speed freaks » (usagers des amphétamines).

2.3.3 Les NDS (Nouvelles Drogues de Synthèse) ou les amphétamines hallucinogènes

1) Dénomination : Ecstasy, XTC, MDA, MDMA, Pilule, Love, Pilule d’amour, Adam, Eve, MDEA, MBDB, 4-MTA, GBL, BDB, DMA, DOET, DOM ou STP, DMT ou DET ou DPT, DXM, MBDM, MDOH, MMDA, PMA, PPMA, DOB, TMA … qui sont pour la plupart des dérivés de l’amphétamine ainsi que des produits qui lui sont apparentés et consommés également sous la dénomination d’ecstasy ou encore amphétamines hallucinogènes. Et la notion de produits apparentés recouvre des substances qui ne sont pas nécessairement dérivées de l’amphétamine, comme le GHB ou le 2-CB.

2) Effets : L’ecstasy est la « pilule d’amour » qui défraya la chronique au milieu des années 80. Cette substance ainsi que d’autres « speed for lovers » n’ont aucune propriété aphrodisiaque mais sont des hallucinogènes actifs.
Les quantités habituellement ingérées, sous forme de gélules artisanales, varient entre 100 et 150 mg. Les manifestations apparaissent en une heure et persistent trois à cinq heures. Une descente dépressive se prolonge sur six à huit heures. A faible dose, les sujets rapportent une acuité inusitée des perceptions, un sentiment de bien-être et une levée des inhibitions relationnelles à l’origine de la réputation d’aphrodisiaques de ces amphétamines. A doses plus fortes surviennent des visions psychédéliques proches de celles induites par le L.S.D. Il y a un risque majeur dès 250 mg de produit pur. De nombreuses overdoses mortelles ont été décrites aux U.S.A. et en Europe. Le décès survient dans un tableau confusion mentale avec sueurs profuses suivi d’un coma avec collapsus cardio-respiratoire.

Les effets de l’XTC se développent selon trois phases :
  • Phase 1 : après environ trente minutes, on peut constater un effet sédatif général, le sujet « perd le nord » et n’a plus qu’une perception très diffuse de ses actes et de l’endroit où il se trouve.
  • Phase 2 : le sujet ressent des émotions et des sensations très fortes ainsi que des spasmes.
  • Phase 3 : le corps s’habitue au produit et l’usager sent se capacités et sa libido augmenter. Il connaît une euphorie sans borne, des sensations de sérénité et de calme absolu, l’intimité et la colère disparaissent et la sensualité augmente. Un consommateur d’XTC a des hallucinations et des nausées. La transpiration, les pupilles dilatées, une tension artérielle élevée et un pouls accéléré sont autant de signes présentés par un consommateur.

Il y a peu d’effets à long terme. Tout au plus parle-t-on d’une grande soif entre un et six jours après l’usage (et pas chez tous les consommateurs), de fatigue, de tendance dépressive et d’insomnie. Le vrai danger de ces dérivés amphétaminiques est qu’ils peuvent exercer une action désastreuse sur le système nerveux central. L’usage à long terme d’XTC peut conduire à un délabrement mental, à des modifications de la psyché et à des dysfonctionnements du foie.

top2.3.4 Les calmants, les somnifères et autres médicaments

1) Dénomination : les hypnotiques comprennent :

  1. les barbituriques, comprenant plus de 2000 spécialités dont les célèbres Véronal et Gardénal, mais encore Soneryl, Nembutal, Vesparax, Eunoctal, Binoctal, Immenoctat, Nesdonal, Bellanox, Bykonox, Luminal, … (En argot : « Yellow Jackets », « Red Birds », « Purple Hearts », « Blue Heavens », ...),
  2. les hypnotiques non barbituriques,
  3. la plupart des calmants prescrits appartiennent au groupe des benzodiazépines : Valium, Lexotan, Seresta, Librium, … (Plus celles possédant un effet somnifère : Mogadon, Halcion, Rohypnol, …),
  4. Metaqualon : Cateudyl, Isonox, Toquilon,...
  5. Méprobamate : Oasil, Pertranquil,...

2) Effets : les tranquillisants peuvent amener des maux de tête, des problèmes d’équilibre et de déplacement. On relève également des cas d’angoisses et de dépressions. Les premiers symptômes de la consommation de barbituriques sont une sédation puis, en augmentant les doses, apparaissent des activités onirogènes, hypnotiques ou anesthésiques. A des doses plus fortes, on observe l’ivresse barbiturique qui associe un état paradoxal de stimulation et une altération des fonctions mentales. Certains signes neurologiques sont retrouvés comme un discours bredouillant, incohérent, une incoordination du mouvement, une démarche ébrieuse, des troubles de l’attention et de la mémoire. Un usage de longue durée peut avoir un nombre de conséquences graves comme l’insomnie, une déficience corporelle et mentale, une certaine démotivation, de l’irritabilité,... Il existe en plus une croissance des risques de crises d’épilepsie.

Le syndrome de sevrage s’observe en cas de réduction ou d’interruption brutale après une intoxication massive et prolongée :
  1. nausée, vomissements ;
  2. nausée, vomissements ;
  3. troubles neurovégétatifs : tachycardie, transpiration, hypertension artérielle ;
  4. anxiété, humeur dépressive, irritabilité ;
  5. hypotension orthostatique ;
  6. tremblements, convulsions.

top2.3.5 Les opiacées

1) Dénomination : il existe 3 produits principaux issus d’une des espèces du pavot (Papaver somniferum album) :

  1. L’opium (qui est le suc épaissi, recueilli par incision de la capsule encore verte du pavot): O, OP
  2. La morphine (alcaloïde extrait de l’opium) : M, Morph, Dreamer, Miss Emma
  3. L’héroïne (dérivé de synthèse produit à partir de la morphine): H, Héro, Junk, Horse ou Cheval, la Came, la Dope, Dragon,...
  4. La codéine : elle est préparée à partir de la morphine. C’est un médicament très actif comme antitussif. De nombreux toxicomanes s’intoxiquent avec les sirops, comprimés ou suppositoires qu’ils se font prescrire par des médecins abusés ou volés dans des pharmacies.

2) Effets : Les opiacées ont un effet sédatif très élevé sur le système nerveux central. L’injection de morphine diluée produit un « flash » qui se manifeste par une sensation brutale et intense de chaleur, de bien-être physique et psychique ainsi que par une sédation de l’anxiété. Une somnolence lui succède avec une humeur euphorique (l’impression de « planer »). Avec les progrès de l’intoxication, ces effets euphorisants se font de moins en moins forts et c’est surtout la suppression du besoin et la souffrance du manque qui motive la persistance de la recherche.
Les effets de l’héroïne sont semblables à ceux de la morphine mais l’effet de flash est plus intense. La dépendance à l’héroïne s’installe plus rapidement. Le produit n’agit que deux ou trois heures alors que la morphine dure entre six et huit heures.
Les principaux symptômes d’une intoxication sont un myosis (contraction de la pupille) et une somnolence, un discours bredouillant, une altération de l’attention, une euphorie, une apathie avec ralentissement psychomoteur, possibilité de comportement agressif quand on touche la personne.
Certaines complications sont spécifiques de l’intoxication chronique : éruptions cutanées, abcès, atteintes oculaires, aménorrhée (disparition du flux menstruel chez une femme normalement réglée), diminution de la libido, altérations dentaires importantes, principalement.
L’intoxication chronique chez les fumeurs d’opium se traduit par un affaiblissement psychique, des troubles neurologiques (paralysies, douleurs, amyotrophies) et une cachexie (maigreur extrême avec atteinte grave de l’état général due à une maladie ou à la sous-alimentation) avec un sourire bizarre et les yeux hagards (aspect de « squelette idiot »).

Yves Pélicier et Guy Thuillier distinguent cinq stades lors de l’évolution physique, sociale, comportementale de l’intoxication chronique :
Stade 0 : installation de la toxicomanie ; alternance d’euphorie et d’anxiété ; changement d’habitudes, de fréquentations ; l’intoxication est niée mais il y a des traces de piqûres ;
Stade 1 : la toxicomanie est confirmée parfois interpellation de la police) ; le comportement est triphasé, le sujet apparaissant par moment tendu, anxieux (état de manque), obnubilé et somnolent (injection récente) ou tout à fait normal et brillant. Les conduites socioprofessionnelles se désorganisent (absentéisme, mensonge).
Stade 2 : on observe les altérations permanentes de l’humeur (euphorie, indifférence), de la vigilance (détachement, inattention), des opérations intellectuelles (difficultés de mémoire, de décision). Les troubles somatiques sont plus évidents et la désocialisation accentuée.
Stade 3 : le repli toxicomaniaque s’aggrave avec tendance à l’apathie, à l’incurie. Des complications infectieuses d’intensité et de gravité variables sont constatées : abcès cutanés, phlébites (par injection), tétanos même, endocardites à staphylocoques dorés (provenant de la peau), les hépatites à virus qui atteignent 60% des héroïnomanes. La pathologie de la seringue peut entraîner un SIDA.
Stade 4 : c’est celui de la cachexie terminale avec quasi impotence et troubles mentaux (dépression, délire, confusion). A chaque stade, le surdosage comporte le risque respiratoire (apnée).

Le patient supporte très mal l’arrêt brutal ou progressif et présente un état de manque. Plaintes, réclamations, supplications, menaces, … ont pour but d’obtenir de la drogue et d’exercer une pression sur l’entourage. Le syndrome de sevrage débute quelques heures après la dernière injection. Il est marqué par : un larmoiement, une rhinorhée (écoulement nasal), mydriase (dilatation de la pupille), une érection des poils, transpiration, une diarrhée, des nausées, des douleurs abdominales, des bâillements, une hypertension artérielle, tachycardie, tremblements, sueurs, une angoisse respiratoire, fièvre, insomnie, dépression.
En cas de grossesse, le nouveau-né, souvent prématuré, est intoxiqué et présente un syndrome de sevrage à la naissance (agitation, cris, insomnie, tremblements).

top2.3.6 La cocaïne et le crack

1) Dénomination :
Cocaïne : la Blanche, Charlie, Happy Dust, Girl, Gin, Coke, Bernice, Bérénice, C, la Coco, la Neige, Cecil, la Came, la Prise, la Schnouff, Snow, la Poudre, la Respirette, Julie, Corinne...
Crack : Crack, roc(k), Soupe ; dans les milieux des stupéfiants, il est encore appelé Fast Food et les consommateurs l’appellent encore Savonnette et Champagne.
Freebase : seule la cocaïne purifiée (désacidifiée) peut être fumée. Un procédé de réchauffement de poudre de cocaïne et de bicarbonate de soude ou d’ammoniaque et de l’eau permet de fabriquer du crack ; le procédé des freebases est similaire pour un résultat plus « pur ».

2) Effets :
Cocaïne : la cocaïne est une substance puissante avec comme effets principaux un état d’alerte et d’euphorie accru, une diminution de l’appétit et une anesthésie locale. L’intensité des effets dépend de la personne même, de la dose absorbée et du mode de consommation. Si elle est sniffée, les effets apparaissent après quelques minutes et durent une à deux heures. En cas d’injection, le produit agit quasi instantanément mais son effet ne dure qu’une dizaine de minutes. Si elle est fumée ou inhalée (sous forme de crack ou de freebase), la cocaïne agit immédiatement et avec force (« flash »), les effets ne durent alors que quelques minutes. La cocaïne stimule le système nerveux central accélère le rythme cardiaque et respiratoire, elle peut provoquer (pas toujours) une mydriase (dilatation des pupilles), une augmentation de la pression artérielle et intensifie l’activité des intestins et des muscles orbiculaires. L’endurance est renforcée, appétit et fatigue disparaissent et les sensations de douleur sont anesthésiées. En cas d’usage modéré, le consommateur sera gai, plus loquace et sûr de lui. La confiance en soi et l’appétit sexuel de l’usager augmentent et il a l’impression d’avoir les idées plus claires qu’à l’accoutumée, mais ce n’est qu’illusion. En cas de consommation plus fréquente, l’usager se sentira vite irrité et agité. Il deviendra téméraire, égoïste et agressif. Les consommateurs réguliers puisent sans le savoir dans leurs réserves, entraînant ainsi épuisement et dépression. Sans la Coke, leur monde illusoire s’effondre et ils se sentent faibles et perdus. Les usagers réguliers souffrent souvent de problèmes de psychoses telles que la schizophrénie paranoïde. Ils sont méfiants, se sentent constamment menacés et ces angoisses se traduisent souvent par un comportement agressif. Une illusion qui revient fréquemment lors des psychoses dues à la cocaïne et aux amphétamines (dont les effets sont assez similaires) est la sensation d’avoir des petites bêtes qui grouillent sous la peau, ce qui pousse la personne à se gratter à sang.
Crack et freebase : la freebase et le crack, fumés ou inhalés, ont pratiquement les mêmes effets que la cocaïne, mais ceux-ci sont beaucoup plus rapides (après 5 secondes), plus forts (un « flash » très fort) et plus courts (les effets cessent après 5 à 10 minutes).

top2.3.7 Les solvants

1) Dénomination :
Les colles : Bison Kit, Patex, Velpon, etc.
Les essences : principalement les gaz et les essences de briquets
Les détachants et dissolvants : Sassi, White Spirit, Ether, Trichloréthylène,...

2) Effets :
la prise isolée provoque une ivresse, variable selon les doses inhalées. Les faibles doses induisent une désinhibition avec euphorie. A doses moyennes, un syndrome de confusion onirique s’installe en quelques minutes et dure deux heures : désorientation tempo spatiale, état de rêve, illusions visuelles et auditives.
Des doses plus importantes augmentent la confusion ou le délire onirique. Associés aux troubles de la mémoire, ils peuvent conduire à des troubles du comportement avec irritabilité et passage à l’acte. Certaines complications sont spécifiques : vision trouble, larmoiement, céphalées, nausées, vomissements, état d’ébriété, état de stupeur, coma toxique, convulsions, dégâts irréversibles au cerveau, à la moelle osseuse, aux poumons, au foie aux reins, aux yeux et aux nerfs.

top2.3.8 Le cannabis

1) Dénomination : cannabis sativa (principe actif, le THC : tétra-hydrocannabinol).
Marijuana (principalement les fleurs de la plante): Cannabis, Bhang, Banga, Ganja, la Beuh, l’Herbe, la Hierba, la Marie Jeanne, Mary Jane, la Weed, la Nederwiet, la Purple, l’Africaine, White Widow, Northern Light, Orange Bud,...
Le Haschisch (la résine extraite de la plante): le Hasch, le Shit, le Nougat, le Pakistanais, le Libanais rouge, Pollen, Afghan noir, Marocain, zéro et double zéro...

2) Effets : Le cannabis est une drogue qui a un effet calmant. Les effets sont différents selon la qualité du produit, la quantité utilisée, le type de consommation et « l’expérience » du consommateur. Le but de la consommation est de se sentir « high » ou « stoned ». Les premières expériences sont assez désagréables : céphalées, vomissements et dyspnée sont fréquents. Les effets à court terme, considérés comme étant l’ivresse cannabique sont entre autres : un comportement hilare ou euphorique (être high) avec une augmentation de ses facultés créatrices et une diminution du sens des réalités. Parfois des crises d’angoisse et de nausées peuvent survenir. L’environnement émotionnel (déterminé par les sentiments et les facteurs émotionnels d’ordre personnel) qui entoure l’usager au moment de sa prise de drogue voit son influence renforcée.
Il n’existe aucun consensus sur la réalité des lésions corporelles et/ou mentales lors de l’usage de produits issus du cannabis. Le T.H.C. est 70 fois plus fort que la nicotine dont les effets néfastes sur le corps sont connus. Les problèmes causés par ce produit ont plutôt des conséquences sur le plan psychosocial. Il existe un risque accru de perte de motivation allant jusqu’à un état apathique. Après un usage prolongé ou encore à des concentrations très fortes, les troubles psychosensoriels dominent avec des hallucinations : les notions de temps (sensation de ralentissement du temps) et d’espace sont perturbées et entraînent une désorientation. Des excès d’euphorie alternent avec des états de tristesse et des crises d’anxiété. Le comportement de l’individu devient inadapté : peur, anxiété excessive, méfiance, mode de pensée persécutoire, altération du jugement, pertes de mémoire, etc.
Les effets neuropsychiques à long terme ont été particulièrement étudiés et appelés syndrome amotivationnel. Les modifications durables du comportement sont fréquentes avec perte de la mémoire, augmentation du temps de réflexe, incoordination et indifférence psychomotrice. Ces troubles compromettent durablement l’insertion sociale des jeunes consommateurs, peu enclins à s’astreindre à une quelconque activité régulière. C’est le danger principal du cannabis qui ne démasque ses effets que lorsque la consommation de la plante finit par structurer toute l’existence du sujet.

Le cannabis, une drogue dure ou un poison lent ?

De plus en plus souvent, les médias brandissent le spectre du cannabis comme drogue dure. Qu’en est-il réellement ? Actuellement, ce qu’on peut dire avec une certaine certitude, c’est que le produit a changé ainsi que certains comportements de consommation.
Le taux moyen de T.H.C. contenu dans une plante naturelle n’est pas le même que celui contenu dans une plante qui a été modifiée, que ce soit génétiquement ou par le biais du type de culture. Ce taux moyen a augmenté avec le temps et seuls les scientifiques qui travaillent dans ces domaines peuvent donner une réponse plus exacte quant à la nocivité réelle du produit et à ses conséquences sur l’organisme (par exemple, au niveau de la dépendance générée : physique et/ou psychologique).
Les médias rapportent souvent des sondages sur la consommation de cannabis, montrant une hausse du nombre de personnes ayant déjà consommé ce produit au moins une fois. De même, plus nous avançons dans le temps, plus l’âge minimal auquel les personnes en consomment pour la première fois baisse aussi. Nous avons vu plus haut les effets neuropsychique et les symptômes du comportement qui en découlent. On peut donc se poser des questions sur les conséquences de l’abaissement de l’âge des consommateurs qui consomment (peut-être de grandes quantités…) alors que leur personnalité d’adulte est seulement au début de sa construction.
Les sciences humaines ainsi que la médecine commencent à mesurer les conséquences de ces modifications du produit ainsi que les conséquences que tout cela peut engendrer sur l’organisme. Quand les résultats seront connus et prouvés, nous continuerons à transmettre les informations qui seront validées.

top2.3.9 Les hallucinogènes

1) Dénomination : ces substances proviennent principalement :
- d’un cactus hallucinogène, le Peyotl dont l’alcaloïde principal est la mescaline ;
- d’un champignon mexicain de la famille des psilocybes ;
- de l’ergot de seigle avec son alcaloïde : le L.S.D.25 (Lysergamide, Acid, Hawk, The Chief, Gorbatsjov’s, Clintons, Superman, Sugar, Big D, Sunny Explo, Blue Cheer, California Dreaming, …) ;
- Le S.T.P. (Scientifically Traficated Petrol), préparé à partir d’essence, et le P.C.P., anesthésique vétérinaire (Phencyclidine).

2) Effets : le L.S.D. est ingéré sur un sucre, un bonbon, des pâtes alimentaires, un comprimé de médicaments ou solubilisés sur un buvard. Vingt à soixante minutes après l’ingestion, surviennent les troubles neurovégétatifs marquant le début du « voyage » ou du « trip » : frissons, sueurs, tremblements, pupilles en mydriase, vision trouble, nausées, hyper salivation, tachycardie, hypotension artérielle...
Puis viennent les effets psychiques, le L.S.D. étant censé induire un état « au-delà de la personnalité et de la temporalité » : accélération de la pensée, difficultés d’attention et de concentration, langage perturbé, désorientation spatio-temporelle, troubles du comportement, sentiment d’étrangeté engendré par des perturbations sensorielles et hallucinatoires visuelles ou auditives (expériences psychédéliques) : distorsion des images rétiniennes, illusions, mosaïques kaléidoscopiques, acouphènes, distorsion du temps, déformation des perceptions tactiles. Les sujets structurellement fragilisés, à tendances paranoïaques ou schizophréniques limites, peuvent décompenser cet état après une expérience au L.S.D.. Cela représente le danger fondamental d’une drogue qui, par ailleurs, compte tenu des faibles quantités ingérées, ne donne pas lieu à des surdosages somatiques fatals (d’où, l’origine du mythe de son innocuité).
Un effet « flash-back » a été décrit avec le L.S.D. Il s’agit du revécu d’une expérience psychédélique indépendamment de la consommation de la drogue. Des conduites suicidaires sont à l’origine de nombreux décès, qui peuvent être des conséquences directes de distorsions sensorielles (sujet s’imaginant capable de voler et se défenestrant).
Il y a enfin ce qu’on appelle l’effet « bad trip » qui sont des effets subjectifs pouvant mener à une sensation largement désagréable, à de l’angoisse, de la dépression, voire de la panique. On parle alors de faire un « bad trip » ou de « flipper ». Dans certains cas, cet effet peut durer plusieurs heures voire quelques jours. Cet état fait courir un réel danger au consommateur mais aussi à son entourage.

top2.3.10 La Cigarette

La cigarette est entrée et bien ancrée dans nos habitudes sociales depuis très longtemps déjà. Le tabac est considéré comme une drogue licite dans de nombreux pays. Son principal alcaloïde, la nicotine, possède un effet psychoactif d'excitation ou de calme. L'accoutumance du système nerveux central à la nicotine est très rapide : quelques cigarettes peuvent suffire à entraîner une dépendance physique, puis psychique.
Des additifs sont ajoutés par les fabricants dans le but d'accroître la dépendance des consommateurs. C'est le cas de l'ammoniac, qui permet l'inhalation de la fumée sans provoquer de toux et facilite l'absorption de la nicotine.
Le sevrage se traduit par une impression de manque, au réveil notamment, ce manque pouvant conduire à des troubles de la concentration, irritabilité, constipation, insomnie, envie irrésistible de fumer (craving). Les symptômes de manque peuvent être diminués en grande partie par l'utilisation de nicotine pharmaceutique. Mais passés les premiers jours, l'utilité des aides médicamenteuses reste minime. En cas de difficulté, il est souhaitable de rechercher un accompagnement par une personne compétente (tabacologue, psychologue, etc...).
Il est intéressant de noter qu'une envie de fumer (craving), passe après 2 ou 3 minutes de patience.

L’industrie du tabac n’est pas une industrie comme les autres.

C’est le seul produit de consommation qui tue lorsque utilisé selon les directives du fabriquant. Depuis plus de 60 ans, les fabricants de tabac ont investi des millions de dollars pour créer un environnement social qui normalise le tabagisme et qui empêche les mesures pour réduire et éliminer l’usage du tabac.
L’industrie du tabac utilise tous les moyens politiques, scientifiques et publicitaires pour normaliser la consommation de tabac.
La fumée de tabac comprend plus de 4000 substances chimiques, dont des métaux lourds et des pesticides toxiques. Parmi ces substances chimiques, plus de 50 sont des cancérogènes connus. La fumée du tabac contient notamment du goudron, du benzène, du chlorure de vinyle, de l’arsenic, du chrome, de l’acide formique (puissant agent irritant utilisé dans la fabrication de tissus et de cuir), de l’ammoniaque, du cyanure d’hydrogène (utilisé comme poison pour exécuter les condamnés à mort), du méthanol, du monoxyde de carbone, de la nicotine et de l’oxyde nitreux, entre autres.

Substances toxiques.

La fumée résultant de la combustion du tabac comporte plus de 4 000 substances toxiques, dont 50 reconnues cancérigènes par le Comité International de Recherche sur le Cancer, des métaux lourds et des pesticides toxiques: du benzène, du monoxyde de carbone, du formaldéhyde, du chlorure de vinyle, de l’arsenic, du chrome, de l’acide formique (puissant agent irritant utilisé dans la fabrication de tissus et de cuir), de l’ammoniaque, du cyanure d’hydrogène (utilisé comme poison pour exécuter les condamnés à mort), de la N-nitrosodiméthylamine et de la N-nitrosopyrrolidine durant la phase vapeur de la fumée, alors qu'on a trouvé du goudron, du benzo[a]pyrène, du cadmium, du nickel, de la N-nitrosonornicotine (NNN) et de la 4-(methylnitrosamino)-1-(3-pyridyl-1-butanone) (NNK) durant la phase solide (particules) de la fumée. Certains produits, comme par exemple le polonium 210 sont radioactifs. Elle produit aussi des substances utilisées dans les gaz de combat ou les insecticides, comme le cyanure d'hydrogène à hauteur de 100 à 400 microgrammes par cigarette (Forestite, Zyklon B) à l'origine des maladies cardiovasculaires liées au tabac, et l'acroléine (Papite), à hauteur de 10 à 140 microgrammes par cigarette (ce qui conduit très facilement à un dépassement des limites légales admissibles dans l'air), un puissant irritant des muqueuses, cancérigène par ingestion orale, et justement soluble dans l'éthanol.

Additifs dans les sauces et arômes, et toxicité.

Les mélanges de tabac utilisés pour la fabrication des cigarettes peuvent comprendre jusqu'à 10% du poids en additifs présents dans les sauces et arômes pour les mélanges blonds (et près de 15% pour le tabac mentholé). De plus on retrouve aussi une liste impressionnante d'additifs dans le papier de cigarette, les filtres, les manchons porte-filtre, et même les produits d'emballages, censés servir de conservateurs, antioxydants ou antibactériologiques, ou antimoisissure.
Dans l’Union Européenne, tous les fabricants ont l’obligation de publier la liste exhaustive des produits utilisés, pour la culture, le séchage, la préparation, le texturage, la conservation, la fixation des arômes ou la modification de combustion. Leurs concentrations maximales dans les mélanges de tabac, la fonction justifiant leur ajout, et la liste des espèces biologiques cultivées (ainsi que les espèces hybrides qui le plus spécialement conçues pour l'industrie) sont aussi obligatoirement fournies.
Il est vrai que l’industrie du tabac communique beaucoup sur la culture de la plante de tabac (ou l’absence d’OGM alors que sa combustion en fait perdre tout l'intérêt, le risque lié aux modifications génétiques étant détruit) ou la préservation des espèces, mais ne fait aucune étude sérieuse sur les additifs, notamment ceux dont la combustion agit comme catalyseurs favorisant la synthèse de l’ammoniac à partir des autres produits de combustion de la plante et des très nombreux arômes ajoutés naturels ou non (y compris au sein du filtre, qui favorise l'action des catalyseurs). Mais on peut s'étonner de la grande quantité de propylène glycol synthétique présent dans les « sauces » (en tant qu’agent « humectant » ou fixateur d'arômes), et sur lequel l'industrie du tabac semble ne pas vouloir communiquer (concentrant l’essentiel des recherches sur la seule plante du tabac et les méthodes de culture et de séchage).
Les quantités importantes de glycérol (aussi appelée glycérine, et non toxique en lui-même) comme agent humectant et solvant d’arômes sont dangereuses, notamment sous l’effet des modificateurs de combustion, qui réduisent la température, favorisent sa déshydratation à chaud et produisent une grande quantité d’acroléine, irritante et extrêmement toxique (l’acroléine est utilisée aussi comme arme chimique de guerre, considérée dangereuse à 0,100 ppm et pourtant présente à plus de 0,120ppm dans une atmosphère enfumée d’un lieu clos).
De même la toxicité du dioxyde de titane, utilisé comme principal additif modificateur de combustion (retardant), notamment du fait du dégagement de vapeurs de chlore, conduit à la synthèse, notamment dans le filtre, de chlorure de titane hautement corrosif, son rôle étant augmenté par la présence de nombreux dérivés à base de sels de silicium (fortement présents dans la fumée de combustion des feuilles et bois, et agissant comme catalyseurs).
Cette liste comprend des centaines de produits (extraits de produits naturels, mais surtout éléments chimiques de synthèse). Les doses sont les maximums présents tous produits confondus, mais ne sont malheureusement pas détaillées par produit (ce qui fait que le total pourrait atteindre près de 33% du total en poids du mélange de tabac et non les 10 à 15% annoncés). Par exemple, Altadis déclare utiliser les additifs suivants dans les mélanges de tabacs des produits vendus en Union Européenne en 2004 (la plupart sont des "arômes", leur transformation lors de la combustion n'est pas détaillée (d'autant que nombre d'entre eux sont des hydrocarbures d'origine pétrolière, chargés en métaux lourds), et nombre d'entre eux sont interdits dans les produits alimentaires).

Risques cardio-vasculaires et respiratoires

Sphère ORL : le tabac est un irritant, provoquant laryngites, altération de la voix. Des études, tenues secrètes par les industriels du tabac, mais révélées en novembre 2004, décrivent que « des rats soumis à une atmosphère enfumée auraient [...] montré des lésions des muqueuses nasales plus importantes que celles observées chez des rongeurs inhalant directement la fumée du tabac ». Cette irritation chronique est propice à la formation des cancers du pharynx et du larynx.

Poumons : Les dépôts de goudron irritent les voies respiratoires et favorisent l'apparition d'infections pulmonaires, puis de la bronchite du fumeur, provoquant une hypoventilation des tissus et une diminution de la résistance aux exercices physiques. À long terme, les bronchites deviennent chroniques pouvant mener à l'insuffisance respiratoire. Le monoxyde de carbone, quant à lui, se substitue à l'oxygène sur l'hémoglobine, et par conséquent diminue l'oxygénation du sang, provoquant un essoufflement (dyspnée).
La responsabilité du tabagisme dans la genèse des cancers (en particulier du poumon) a été longue à établir. Les premières études qui lient le tabac au cancer ont été réalisées durant la période de l'Allemagne nazie, par Franz H. Müller (1939), Eberhard Schairer et Erich Schöniger de l'Unversité de Jena (1943). Les nazis, attachés à la pureté du corps et à leur volonté de domination du monde sous un mode racial ont effectué une grande quantité de recherches sur le cancer (création d'un institut de recherche à l'Université de Jona) et ont été les premiers à mettre en place des politiques restrictives sur l'usage du tabac (cf: Robert N. Proctor. 380 pp. Princeton, N.J., Princeton University Press, 1999). Le rôle cancerigène du tabac a été également suspecté dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, notamment par Richard Doll, épidémiologiste britannique, puis confirmé par des études de vaste envergure dans les années 1950 et 1960. L'intense lobbying des industriels du tabac a cependant sensiblement freiné la diffusion de ces données.
Cœur et vaisseaux sanguins : la nicotine provoque une accélération du rythme cardiaque et comporte un effet vasoconstricteur, induisant une sous-alimentation des tissus. Il entraîne en outre une augmentation du taux de graisse dans le sang. Il favorise directement, à long terme, l'apparition et l'aggravation de l'athérome, obstruant progressivement les vaisseaux sanguins, avec toutes les implications : angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, artérite des membres inférieurs... Le risque d'infarctus du myocarde est globalement multiplié par 3 chez le fumeur et de manière moindre en cas de tabagisme passif. Le fait de chiquer augmente également ce risque. En cas d'arrêt de consommation de tabac, le risque décroît mais ne revient pas au niveau d'un non fumeur.
En combinaison avec la pilule contraceptive, le tabagisme est un facteur d'apparition de caillots pouvant conduire à une phlébite, une embolie pulmonaire, voire un infarctus du myocarde.
En France, les 60 000 morts dus au tabac sont principalement dus :
- pour 25 000 au cancer du poumon (seuls 10 % des cancers du poumon ne sont pas imputables à la cigarette)
- pour 15 000 à 40 000 par bronchite chronique (broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO).

Au tabagisme sont attribués plus de 4,9 millions de morts par an (un mort toutes les 8 secondes) et 60 millions de morts pour la seule seconde moitié du XXe siècle, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé. Le tabagisme se situe bien loin devant l'alcoolisme, qui comptabilise un peu moins d'un million de morts par an. Cette drogue est aussi la cause d'au moins 25 maladies connues. On estime à près de 75 % les cas de cancers liés directement ou indirectement au tabagisme (cancers des poumons, de la langue, de la gorge...).
Le tabagisme passif est aussi reconnu comme une cause de décès.

Autres effets

  • Fertilité : elle diminue tant chez l'homme que chez la femme fumeuse.
  • Sexualité : le tabagisme, par son rôle dans l'altération des vaisseaux sanguins, favorise l'impuissance.
  • Diabète : Le tabagisme, aussi bien actif que passif, est associé à une augmentation du risque.
  • Sida : une étude conduite sur quelque 900 femmes pendant 8 ans a montré que le risque de rebond viral augmente de 40 % chez les fumeuses et leur risque de défaillance immunologique est accru de plus de 50 % ; la réponse virologique est dégradée de 20 % et la réponse immunologique de 15 % (American Journal of Public Health, juin 2006).
  • Malformations : fumer pendant la grossesse favorise la survenue de la fente labio-palatine (bec-de-lièvre) chez le bébé, montre une enquête portant sur près de 4 millions de dossiers, menée par le National Center for Health Statistics. Même une faible consommation de tabac (de 1 à 10 cigarettes par jour) accroîtrait le risque.

Prévention du tabagisme

Le tabagisme (toxicomanie nicotinique) peut être traité par des décisions sociopolitiques, par exemple par l'interdiction dans certains lieux ou circonstances, par la sur taxation des cigarettes et autres formes de tabac, par l'attribution de subventions à des organismes ou associations de prévention et de formation à l'abstinence tabagique.
Les méthodes d'aide à l'arrêt du tabac sont individuelles ou collectives : On peut, sur un plan individuel, utiliser des méthodes micro-sociothérapiques (tel le "Plan des cinq jours"), des méthodes psychothérapiques de type suggestif (hypnose, training autogène avec formules intentionnelles, sophrologie avec suggestion, etc) ou de type comportemental, des méthodes chimiothérapiques (substitution nicotinique par patch ou gomme à macher, utilisation d'anti-dépresseurs ou de tranquillisants), de méthodes "alternatives" telle l'acupuncture du pavillon de l'oreille (piqûres ou fil), l'homéopathie, l'appel aux "pouvoirs" d'un "guérisseur" (dont l'action se ramène peut-être à un effet de suggestion).

 

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